Oui à la sécurité aérienne – Communiqué de presse : Etrange décompte des signatures de la part du GSsA

Berne, le 25.06.2020

Etrange décompte des signatures de la part du GSsA

La décision sur le remplacement de nos anciens avions de combat, qui sont en service depuis 1978 et 1996, sera prise le 27 septembre 2020. En effet, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), a récolté un nombre suffisant de signatures pour le dépôt de son référendum contre l’acquisition de nouveaux avions de combat. Contrairement à son annonce initiale de 90’000, seules 65’685 signatures ont été recueillies. Le GSsA utilise cette même technique avec ses arguments.

Diffusion de faux chiffres et d’informations erronées
Le GSsA n’a pas seulement tort sur la nécessité d’un remplacement. Il prétend également que l’argent pourrait être mieux utilisé dans le système de santé et mélange donc tout. L’acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que les coûts d’exploitation qui en découlent sont financés exclusivement par le budget ordinaire de l’armée. Il s’agit donc simplement d’une allocation des finances de l’armée. L’argent ne manquera pas ailleurs et ne sera pas retiré du budget de l’armée. Les opposants à l’acquisition de nouveaux avions de combat parlent également d’un « achat inutile d’avions de combat de luxe », en ajoutant les coûts d’exploitation aux coûts d’acquisition. Cette façon de calculer revient par exemple à prendre en compte, lors de la construction d’un bâtiment scolaire, les coûts d’entretien et d’enseignement des 30 prochaines années. Aussi, notre protection est tout sauf un « luxe ». Notre sécurité, celle de nos familles, et leur liberté à l’avenir également sont les pierres angulaires de la stabilité et de la prospérité économique.

Air2030 – de quoi s’agit-il ?
Le Conseil fédéral et le Parlement veulent renouveler notre défense aérienne. Le but ici est de remplacer nos avions de combat par de nouveaux appareils pour un coût maximum de CHF 6 milliards. Alors que les avions de 1996 (F/A-18 Hornet) atteindront la fin de leur durée de vie en 2030, les avions achetés en 1978 (F-5E Tiger) sont déjà obsolètes et ne sont utilisés que pour les vols d’entraînement. En cas d’urgence, ils n’auraient aucune chance contre un avion de combat moderne. Ce n’est qu’en les remplaçant par de nouveaux avions que notre espace aérien, et donc les habitants de notre pays, pourront être protégés. Pour ce faire, l’espace aérien doit être surveillé de manière adéquate et, si nécessaire, une intervention doit être effectuée. Ces avions permettent aux pilotes d’atteindre les aéronefs en détresse ou ceux qui enfreignent la réglementation de l’espace aérien. De plus, en période de tension accrue, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir maintenir la souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois, afin d’empêcher l’utilisation non autorisée de l’espace aérien suisse. Cela nous permet également de remplir nos obligations découlant du droit de la neutralité. Il n’existe pas d’alternatives moins chères ou valables. Ni les avions d’entraînement légers, ni les hélicoptères ou les drones ne peuvent remplacer les avions de combat et couvrir leur gamme de tâches, car ils sont incapables de voler assez haut ou assez vite. Il est donc clair : les anciens avions doivent être remplacés. Sinon, l’espace aérien suisse sera sans protection à partir de 2030. Le 27 septembre 2020, une décision fondamentale sera donc à prendre puisqu’il s’agira de décider si nous voulons, ou non, disposer de forces aériennes en Suisse après 2030.

La protection adaptée à chaque situation
Les ambulances, la police, les pompiers, la protection civile mais également l’armée en dernier recours, au sol comme dans les airs, assurent notre protection. Toutes les composantes de cette chaîne ont besoin des compétences et des ressources nécessaires pour pouvoir s’acquitter de leurs tâches. La suppression d’un élément de cette chaîne affaiblirait l’ensemble du réseau de sécurité. La crise sanitaire causée par le coronavirus nous apprend à nous préparer à d’éventuels dangers et à ne pas penser à combattre les crises que lorsqu’elles sont déjà là. Une protection adaptée à chaque situation est nécessaire. Un oui aux nouveaux avions de combat est également un signe international important qui montre que la Suisse prend au sérieux la sécurité de son pays et la défense de son indépendance et de sa neutralité. Sous la direction de l’Association pour une Suisse sûre, un certain nombre d’organisations se sont unies autour du Comité pour la sécurité aérienne, qui se veut interpartis : le PLR, l’UDC, le PDC, le PBD, le PEV et les vert’libéraux, mais également les industries, l’Union patronale suisse, Aerosuisse, la Société suisse des officiers (SSO), AVIA – Association des officiers des Forces aériennes, la Fédération sportive suisse de tir et l’Association pour une Suisse sûre participent tous à cette campagne.

Pour de plus amples informations, nous vous donnons rendez-vous sur www.securite-oui.ch.

Contacts :
› Thierry Burkart (PLR), conseiller aux États, président du Comité directeur pour la sécurité aérienne, président de l’Association pour une Suisse sûre, 079 828 55 81

› Marcel Schuler, chef du groupe de coordination pour la sécurité aérienne, 079 589 22 22

› Baptiste Rochat, secrétaire général du comité romand pour la sécurité aérienne, 079 947 92 21

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