Oui à la sécurité aérienne- Communiqué de presse : Un vaste comité en faveur de la sécurité aérienne

Berne, le 17.06.2020

Un vaste comité en faveur de la sécurité aérienne

La décision sur le remplacement de nos anciens avions de combat, qui sont en service depuis 1978 et 1996, sera prise le 27 septembre 2020. En effet, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), a récolté un nombre suffisant de signatures pour le dépôt de son référendum contre l’acquisition de nouveaux avions de combat. Sous la direction de l’Association pour une Suisse sûre, un certain nombre d’organisations se sont unies autour du Comité pour l’acquisition de nouveaux avions de combat, qui se veut interpartis : le PLR, l’UDC, le PDC, le PBD, le PEV et les Vert’Libéraux, mais également les industries, l’Union patronale suisse, Aerosuisse, la Société suisse des officiers (SSO), AVIA – Association des officiers des Forces aériennes, l’Association de tir et l’Association pour une Suisse sûre participent tous à cette campagne.

Air2030 – de quoi s’agit-il ?
Le Conseil fédéral et le Parlement veulent renouveler notre défense aérienne. Le but ici est de remplacer nos avions de combat par de nouveaux appareils pour un coût maximum de CHF 6 milliards. Alors que les avions de 1996 (F/A-18 Hornet) atteindront la fin de leur durée de vie en 2030, les avions achetés en 1978 (F-5E Tiger) sont déjà obsolètes et ne sont utilisés que pour les vols d’entraînement. En cas d’urgence, ils n’auraient aucune chance contre un avion de combat moderne. Ce n’est qu’en les remplaçant par de nouveaux avions que notre espace aérien, et donc les habitants de notre pays, pourront être protégés. Pour ce faire, l’espace aérien doit être surveillé de manière adéquate et, si nécessaire, une intervention doit être effectuée. Ces avions permettent aux pilotes d’atteindre les aéronefs en détresse ou ceux qui enfreignent la réglementation de l’espace aérien. De plus, en période de tension accrue, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir maintenir la souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois, afin d’empêcher l’utilisation non autorisée de l’espace aérien suisse. Cela nous permet également de remplir nos obligations découlant du droit de la neutralité. Selon des études sérieuses, il n’existe pas d’alternatives moins chères ou valables. Ni les avions d’entraînement légers, ni les hélicoptères ou les drones ne peuvent remplacer les avions de combat et couvrir leur gamme de tâches, car ils sont incapables de voler assez haut ou assez vite entre autres. Ils ne seraient pas en mesure d’atteindre les avions dans le délai imparti. C’est donc clair : les anciens avions doivent être remplacés. Sinon, l’espace aérien suisse sera sans protection à partir de 2030. Le 27 septembre 2020, une décision fondamentale sera donc à prendre puisqu’il s’agira de décider si nous voulons, ou non, disposer de forces aériennes en Suisse après 2030.

Fausses déclarations du GSsA
Le GSsA n’a pas seulement tort sur la nécessité d’un remplacement. Il prétend également que l’argent pourrait être mieux utilisé dans le système de santé et mélange donc tout. L’acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que les coûts d’exploitation qui en découlent sont financés exclusivement par le budget ordinaire de l’armée. Il s’agit donc simplement d’une allocation des finances de l’armée. L’argent ne manquera pas ailleurs et ne sera pas retiré du budget de l’armée. Les opposants à l’acquisition de nouveaux avions de combat parlent également d’un « achat inutile d’avions de combat de luxe ». Mais la protection de la population est tout sauf un « luxe ». La sécurité des personnes, de nos familles, et leur liberté à l’avenir également sont les pierres angulaires de la stabilité et de la prospérité économique. Les ambulances, la police, les pompiers, la protection civile mais également l’armée en dernier recours, au sol comme dans les airs, assurent notre protection. Toutes les composantes de cette chaîne ont besoin des compétences et des ressources nécessaires pour pouvoir s’acquitter de leurs tâches. La suppression d’un élément de cette chaîne affaiblirait l’ensemble du réseau de sécurité. Une protection adaptée à chaque situation est nécessaire. La crise sanitaire causée par le coronavirus nous apprend à nous préparer à d’éventuels dangers et à ne pas penser à combattre les crises que lorsqu’elles sont déjà là. Un oui aux nouveaux avions de combat est également un signe international important qui montre que la Suisse prend au sérieux la sécurité de son pays et la défense de son indépendance et de sa neutralité.

Pour de plus amples informations, nous vous donnons rendez-vous sur www.securite-oui.ch.

Contacts :
› Thierry Burkart (PLR), conseiller aux États, président de l’Association pour une Suisse sûre, 079 828 55 81
› Thomas Hurter (UDC), conseiller national, président d’Aerosuisse, 079 634 51 79
› Jacqueline de Quattro (PLR), conseillère nationale, 079 305 51 90
› Ida Glanzmann (PDC), conseillère nationale, 079 657 10 65
› Brigitte Häberli (PDC), conseillère aux États, 079 749 14 38
› Beat Flach (pvl), conseiller national, 079 402 91 12
› Lorenz Hess (PBD), conseiller national, 079 356 59 26
› Lilian Studer (PEV), conseillère nationale, 076 575 24 77
› Norman Gobbi (Lega), conseiller d’État, 091 814 44 90
› Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers (SSO), 079 241 59 57
› Patrick Richter, président central de l’AVIA – Société des officiers issus des forces aériennes suisses, 079 207 88 71
› Valentin Vogt, président de l’Union patronale Suisse, 079 634 12 10
› Stefan Brupbacher, directeur de Swissmem, 044 384 42 11
› Markus Niederhauser, président du GRPM, 032 843 47 21
› Marcel Schuler, chef du groupe de coordination pour la sécurité aérienne, 079 589 22 22
› Baptiste Rochat, secrétaire général du comité romand pour la sécurité aérienne, 079 947 92 21

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