Les délégués de la SSO se réunissent à Sion

Les délégués de la Société Suisse des Officiers (SSO) ont tenu aujourd’hui leur assemblée 2017 à Sion. Les activités statutaires ont été approuvées dans leur ensemble conformément à la proposition du Comité. Une augmentation de la cotisation de membre de CHF 5.– a été adoptée à une claire majorité. Les délégués ont en outre intégré à l’unanimité l’association «Verein Schweizer Offiziere der kombattanten Verbände (VSOK)» en tant que 40e section de la SSO.

En présence du Conseiller Fédéral Guy Parmelin, les délégués de la Société Suisse des Officiers (SSO) ont voté à propos de l’année écoulée lors de leur assemblée. Après plus de 20 ans, la cotisation de membre a été ajustée de CHF 5.– avec une claire majorité.
L’association «Verein Schweizer Offiziere der Kombattanten Verbände (VSOK)» a été intégrée à l’unanimité à la SSO en tant que 40e section.
Ont été élus au Comité de la SSO: le Col EMG Pius Segmüller (Offiziersgesellschaft des Kantons Luzern), le Col Mathias Völker (AVIA) et le major Jahn Koch (Offiziersgesellschaft des Kantons Schwyz).

La SSO en faveur d’une plus grande efficacité dans l’acquisition d’équipements
Dans la Prise de position sur la politique suisse de sécurité et sur l’armée, la SSO a déjà signalé l’importance d’une acquisition d’équipements nationale efficace et effective. La SSO part du postulat qu’il faut établir une base pour une industrie d’armement forte, concurrentielle et efficace. «L’évolution de ces dernières années a montré que ces exigences n’avaient pas encore été remplies, loin s’en faut. Bien au contraire. Dans les faits, l’évolution va plutôt dans la direction opposée: réduction du personnel, lacunes en matière de capacités, manque de connaissances spécifiques, remise en cause permanente des moyens financiers de l’armée et affaiblissement de l’industrie de l’armement. Les derniers événements et les discussions en lien avec l’acquisition d’avions de combat et le projet DSA 2020, suspendu, sont dans une large mesure imputables à ces évolutions défavorables», critique le président de la SSO, Col EMG Stefan Holenstein.

Les quatre exigences de la SSO
Afin d’atteindre les objectifs de développement de l’armée (DEVA) en matière d’armement, la SSO estime que les améliorations suivantes sont nécessaires:

  1. Une politique intégrée en matière de sécurité, de finances, de politique extérieure et d’économie qui assure que les projets d’armement pourront être mis en œuvre dans les délais requis et avec un cadre financier suffisant. Pour ce faire, la base de l’industrie d’armement locale sera durablement renforcée, ce qui inclut également les affaires compensatoires. Les capacités de défense devraient ainsi regagner en crédibilité.
  2. Le processus de planification doit s’appuyer sur des bases durables et contraignantes (rapport de politique de sécurité) et être assorti d’une planification des forces d’intervention axée sur les compétences, qui définit les missions, les instruments et les investissements ainsi que le besoin financier dans un budget global. Le Conseil fédéral porte la responsabilité des rapports et des planifications et surveille leur mise en œuvre. Le Parlement donne son approbation finale et le DDPS met la planification et l’acquisition de l’équipement en œuvre avec les autorités compétentes.
  3. La politique de l’industrie de l’armement du Conseil fédéral datant de l’année 2010 doit enfin être mise en œuvre de manière conséquente dans tous les domaines politiques. Elle créera ainsi une nouvelle base pour la survie de l’industrie de l’armement suisse.
  4. Pour que ces exigences puissent être mises en œuvre de manière réellement efficace, il faut que les autorités d’acquisition d’équipements soient pourvues en conséquence (postes, connaissances, capacités, compliance adaptée aux échelons).

La SSO est persuadée qu’il faut nettement augmenter les moyens financiers pour pouvoir combler les lacunes en matière de capacités et atteindre un équipement suffisant, ayant le niveau technologique nécessaire à une armée moderne. Selon les estimations de la SSO,
CHF 25-30 milliards sont nécessaires (soit environ 1,1% du PIB) pour les budgets globaux des années 2020 à 2040 afin d’obtenir un plein équipement et de pouvoir procéder aux remplacements, aux acquisitions supplémentaires et aux modernisations des grands systèmes. La priorité est donnée à la défense aérienne (NAC et DSA), ensuite vient le remplacement des grands systèmes au sol (artillerie, chars, etc.).

C’est pourquoi la SSO a inscrit les thèmes de l’acquisition d’équipements et de la base pour une industrie d’armement dans sa liste des priorités stratégiques pour 2017 avec l’objectif d’élaborer une prise de position à ce sujet. Celle-ci doit servir de base à la discussion pour l’optimisation de l’acquisition d’équipements et pour la garantie de se doter d’une industrie suisse d’armement efficace.

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