DSA 2020: en avant : marche!

Etant donné que dans son rapport d’enquête sur la défense sol-air (DSA), la délégation des Commissions de gestion est elle aussi parvenue à la conclusion qu’aucune raison valable ne justifie la suspension du projet DSA 2020, la Société Suisse des Officiers (SSO) demande au Conseil fédéral de remettre immédiatement en route ce projet. Les postes budgétaires qui n’ont pu être déclenchés en raison du retard pris doivent maintenant être approuvés en plus des investissements prévus.

Le rapport d’enquête de la délégation des Commissions de gestion du Parlement arrive à la même conclusion que le rapport de Kurt Grüter, qui s’est récemment penché sur les processus liés à la suspension de l’acquisition d’une nouvelle défense sol-air (DSA): le projet étant bien préparé, aucune suspension ne s’avère nécessaire.
Comme la SSO l’a indiqué à plusieurs reprises, il est incontestable que le système de défense sol-air actuel, obsolète et dont la puissance de feu a déjà été considérablement réduite, devra être prochainement remplacé. «Car il s’agit d’un système clé pour la protection des ouvrages et du territoire. Si la protection n’est pas assurée depuis le sol, à quoi cela servirait-il d’acquérir de nouveaux avions de combat, de nouvelles pièces d’artillerie ou des chars plus puissants? Sans une protection effective et efficace assurée par la défense sol-air, ils ne seront que peu utilisés, voire pas du tout», insiste Stefan Holenstein, colonel d’état-major général et président de la SSO.
C’est la raison pour laquelle l’Armée suisse a urgemment besoin d’une défense sol-air qui soit capable de déployer toute sa puissance par n’importe quel temps, de jour comme de nuit, lorsqu’elle est combinée à des moyens d’action aéroportés et fonctionne en interaction avec les autres capteurs et effecteurs de l’armée.
La SSO demande donc logiquement au Conseil fédéral de remettre immédiatement sur les rails le processus d’acquisition de la défense sol-air. Il convient en outre de préciser les conséquences qu’a eu le retard pris par le processus d’acquisition sur le budget d’investissement de l’armée et de quelle manière ce budget pourra être augmenté de sorte à ne pas compromettre d’autres investissements dont l’armée a également un besoin urgent. Car il faut considérer l’armée comme un système global qui ne peut fonctionner correctement que si les différents investissements et projets d’armement ne sont pas mis en opposition voire, pire, en concurrence.

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