Lettre d’information SSO II/20

Contenu
1. Deux succès en votation importants pour la SSO
2. Plate-forme de discussion sur les questions de politique de sécurité
3. Graves inquiétudes pour l’alimentation en effectifs de l’armée
4. La SSO renforce ses structures
5. Assemblée des délégués 2021 (AD SSO 2021) et succession à la présidence de la SSO
6. Dates à inscrire à l’agenda et remerciements

Continuer la lecture

Matériel de guerre : non à une initiative dommageable et irréfléchie

Col EMG Stefan Holenstein, président SSO. ASMZ-édition 12-2020.

L’initiative populaire « Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) porte préjudice à la sécurité sociale, économique et militaire de la Suisse. La Société suisse des officiers rejette clairement l’initiative soumise en votation le 29 novembre 2020.

Continuer la lecture

Communiqué de presse – Un NON clair à l’initiative nuisible de l’interdiction du financement

Berne, le 30 octobre 2020. – L’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) « Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » porte atteinte à la sécurité sociale, économique et militaire de la Suisse. L’initiative met clairement en danger la sécurité en Suisse. La Société Suisse des Officiers (SSO) recommande donc un NON clair à l’initiative du GSsA le 29 novembre.

L’initiative « Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » instaure un quota rigide : il sera interdit à l’AVS/AI/APG, aux caisses de pension, aux fondations et à la Banque nationale de financer des entreprises qui réalisent plus de 5% de leur chiffre d’affaires avec la fabrication de matériel militaire. Les mêmes conditions s’appliqueront aux banques et aux compagnies d’assurance. L’initiative constitue donc aussi une attaque contre le système de sécurité sociale. L’empiètement sur la liberté d’investissement du système de sécurité sociale est également inquiétant dans le contexte des difficultés bien connues de notre système d’assurance sociale.

L’initiative affaiblit en plus des fonds de pension aussi les PME et la Banque nationale
Ce ne sont pas seulement les grandes entreprises de défense et de sécurité comme Airbus, Boeing ou RUAG qui sont touchées. C’est bien pire : L’interdiction de financement s’applique également à tous les fournisseurs qui ne fabriquent que des pièces ou des composants individuels. L’initiative vise ainsi des milliers de PME suisses, qui forment l’épine dorsale de notre économie, et les criminalise, de manière totalement arbitraire. La liberté d’investissement dont bénéficie aussi la Banque nationale est également entravée. Or, cela portera directement préjudice au franc suisse et à la prospérité dans notre pays. La Banque nationale garantit la stabilité des prix et ne doit pas faire l’objet de manipulation politique.

La sécurité militaire gravement portée préjudice par l’initiative
Cette initiative fait également beaucoup de tort à l’armée suisse. La souveraineté et la neutralité de la Suisse exigent que la disponibilité opérationnelle des systèmes de l’armée suisse soit assurée de manière aussi autonome que possible. N’étant membre d’aucune alliance de défense, notre pays ne peut compter sur le soutien militaire d’autres États. Par conséquent, la Suisse doit disposer elle-même des compétences en matière de production de matériel militaire. L’inverse nous obligerait à acheter ces équipements à l’étranger, une situation qui accroîtrait notre dépendance vis-à-vis de pays tiers. Il est en outre inquiétant que l’AVS, les caisses de pension et la Banque nationale ne puissent plus investir de l’argent dans des entreprises suisses. Ces prérogatives découlent en outre du mandat que leur a conféré la Constitution fédérale.

La SSO soutient donc le NON à l’unanimité et recommande aux électeurs suisses de rejeter clairement l’initiative du GSsA le 29 novembre.

L’engagement clairvoyant de la Suisse en matière de sécurité

Col EMG Stefan Holenstein, président SSO. ASMZ-édition 11-2020.

Le 27 septembre 2020, le peuple suisse a approuvé l’acquisition de nouveaux avions de combat. Ce faisant, le souverain a pris une décision de principe cardinale : la Suisse veut pouvoir continuer à protéger son espace aérien, son pays et sa population et fournir ainsi une contribution significative à la sécurité en Europe. La Société suisse des officiers (SSO) salue la clairvoyance de la population suisse.

Continuer la lecture

OUI à l’acquisition de nouveaux avions de combat – Un oui à la sécurité aérienne

Communiqué de presse
Berne, 27 septembre 2020  L’électorat suisse dit oui à l’acquisition de nouveaux avions de combat. Le peuple a pris – à une courte majorité – une décision fondamentale : il veut maintenir une force aérienne. Les avions de chasse en service depuis 1978 et 1996 seront remplacés par de nouveaux appareils pour un montant maximum de 6 milliards de francs suisses. Ce remplacement protégera notre espace aérien et les habitants de notre pays contre les menaces aériennes pendant les 30 à 40 années après 2030. Le Comité interpartis prend note avec satisfaction de ce OUI clair à la sécurité.

Notre sécurité est garantie par un réseau complet : les ambulanciers, les policiers, les pompiers, la défense civile et en dernier recours l’armée, au sol comme dans les airs. Comme l’a montré la campagne du OUI, toutes les parties de cette chaîne dépendent des compétences et des ressources nécessaires à l’accomplissement de leur tâche. Le comité se réjouit par conséquent du OUI à l’acquisition de nouveaux avions de chasse. Le peuple a ainsi décidé de façon responsable de se préparer aux dangers les plus divers et de ne pas attendre que les crises soient déjà là pour penser à les combattre. Le soutien aux nouveaux avions de combat est également un signe international important qui montre que la Suisse prend au sérieux la sécurité de son pays et la défense de son indépendance et de sa neutralité. Pendant la campagne électorale, le comité a rappelé à plusieurs reprises que la Suisse avait besoin d’une force aérienne non seulement pour l’avenir de la politique de sécurité dans son ensemble, mais aussi pour notre politique étrangère de paix et notre neutralité. Durant la campagne, la nécessité de posséder une défense sol-air crédible n’a pas fait l’objet de contestations, même parmi les opposants. Le comité suppose donc que le PS et les Verts accepteront également le crédit d’achat correspondant.

Les alternatives du GSsA sont tombées à l’eau
Les citoyens n’ont pas été dupés par la campagne polémique basée sur la peur du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et du PS, qui avait été préparée au fil des ans. Mené par le GSsA, le camp du « Non » a mis en avant des arguments simplistes qui dépassaient largement les limites de la vérité et n’ont donc pas trouvé de majorité. En raison des mécanismes budgétaires de la Confédération, ces fonds n’auraient pas pu être alloués au secteur de la santé ou à l’AVS. Il est rapidement devenu évident pour la population qu’il s’agissait du budget de l’armée et que l’argent ne manquerait pas dans d’autres domaines. Malheureusement, ce n’est pas seulement sur la thématique du financement que le GSsA a dépassé les bornes, mais en général dans son argumentation. Jusqu’à la fin, le GSsA n’a pas réussi à convaincre la population de la pertinence de ses alternatives. Un groupe avec pour programme l’abolition de l’armée perd rapidement sa crédibilité si les alternatives présentées ne sont pas en mesure de voler suffisamment haut ni suffisamment vite.

Un large comité comme base solide pour la victoire
Sous le lead de l’association pour une Suisse sûre, des représentants du PLR, de l’UDC, du PDC, du PBD, des Vert’libéraux, du PEV ; ainsi que de diverses associations telles que Swissmem, l’Union patronale suisse, Aerosuisse, l’Association suisse des officiers (SOG), AVIA – Association des officiers des Forces aériennes, l’Association suisse de tir sportif et d’autres encore, ont fait campagne pour l’acquisition de nouveaux avions de combat. Dès le début, le comité interpartis a instauré la transparence avec un code de conduite pour garantir qu’aucun fond ne soit accepté de la part d’entreprises et pays constructeurs qui ont un intérêt direct ou indirect dans l’acquisition de nouveaux avions de combat ou d’un nouveau système sol-air. La campagne a plutôt été basée sur une approche intégrative, de sorte que plus de 2’000 personnes ont pu participer à la campagne « Oui à la sécurité ».

Au DDPS de faire la suite du travail
Il appartient maintenant au Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) de terminer l’évaluation d’ici le printemps 2021, et au Conseil fédéral de prendre la décision du type d’avions en été 2021. Point important en cette période économiquement creuse pour certaines industries : lors d’un achat de nouveaux avions de combat, le constructeur sélectionné devra garantir que 60% de la valeur du contrat sera produite en passant des commandes en Suisse, ce qu’on nomme les affaires compensatoires. Cela permettra de garantir des emplois hautement qualifiés au cours des prochaines décennies et contribuera à sauvegarder des emplois en temps de crise.

Contacts:
› Jacqueline de Quattro, Conseillère nationale (PLR), 079 305 51 90

› Thierry Burkart, Conseiller aux Etats (PLR), chef de campagne, 079 828 55 81

› Philippe Bauer, Conseiller aux Etats (PLR), 079 437 04 17

› Charles Juillard, Conseiller aux Etats (PDC), 079 722 39 72

› Jean-Luc Addor, Conseiller national (UDC), 078 824 36 64

Norman Gobbi, Conseiller d’Etat (Lega), 091 814 44 90

› Ida Glanzmann, Conseillère nationale (PDC), 079 657 10 65

› Thomas Hurter, Conseiller national (UDC), 079 634 51 79

› Beat Flach, Conseiller national (Vert’lib), 079 402 91 12

› Lorenz Hess, Conseiller national (PBD), 079 356 59 26

› Stefan Holenstein, Président de la Société Suisse des Officiers (SSO), 079 241 59 57

› Markus Niederhauser, Président du GRPM, 032 843 47 21

› Patrick Richter, Président d’AVIA – Société des officiers des Forces aériennes, 079 207 88 71

› Valentin Vogt, Président de l’Union patronale suisse, 079 634 12 10

› Stefan Brupbacher, Directeur de Swissmem, 079 789 13 81

› Brigitte Häberli-Koller, Conseillère aux Etats (PDC), 079 749 14 38

› Chantal Galladé, ancienne Conseillère nationale (Vert’lib), 079 238 93 56

› Lilian Studer, Conseillère nationale (PEV), 076 575 24 77

› Marcel Schuler, responsable de campagne du PLR.Les Libéraux-Radicaux 079 589 22 22

Communiqué de presse – Assemblée des délégués de la SSO sous le signe de la sécurité aérienne

Berne, 5 septembre 2020 – La cheffe du DDPS, la Conseillère fédérale Viola Amherd, a profité de sa présence à l’Assemblée des délégués de la Société Suisse des Officiers (SSO) aujourd’hui, samedi, dans la halle du marché de Berthoud BE, pour lancer la dernière ligne droite de l’indispensable acquisition de nouveaux avions de combat, qui sera soumise à la votation le 27 septembre. Sans exception, la SSO, qui a beaucoup investi dans la campagne depuis des mois, a été réceptif à son appel.

En Suisse, la protection et la sécurité sont garanties par un réseau professionnel de police, de garde-frontières, de pompiers, d’ambulances, de protection civile et de l’armée sur terre et dans les airs. Chaque maillon individuel de cette chaîne de sécurité est important et nécessite les compétences et les ressources nécessaires pour remplir ses tâches. « Nos avions de combat arriveront en fin de vie au plus tard fin 2030 et doivent être remplacés d’urgence », a souligné la Conseillère fédérale Amherd devant les officiers. « Il n’y a tout simplement pas d’alternative, et attendre n’est pas une option », a-t-elle conclu.

Au centre de l’allocution du Chef de l’Armée (CdA), Cdt C Thomas Süssli, se trouvait la « Vision Défense 2030+ ». Elle comprend les sept thèmes suivants : Perception de l’armée dans la population, profil de performance et ressources, personnel, conduite, orientation à long terme de l’armée, numérisation et rôle futur de l’armée et de l’administration militaire. Le CdA a explicitement indiqué qu’il cherchera à interagir avec la SSO et les organisations de milice au sujet de la vision et de la stratégie. D’autre part, le CdA a recommandé à la SSO de suivre activement le problème de l’alimentation en personnel de l’armée et de la protection civile, toutefois en attendant le rapport du Conseil fédéral à ce sujet annoncé d’ici l’été 2021.

Dans la partie statutaire de l’AD, les délégués ont approuvé à l’unanimité toutes les motions du comité, y compris l’élection du Major Tamara Moser, la première femme à être élue au comité depuis longtemps. Ainsi, la SSO progresse aussi dans la promotion des femmes. Et le Col EMG Stefan Holenstein, président de la SSO, a été reconduit dans sa fonction pour une cinquième et dernière année statutaire.

Sprint final – battons-nous jusqu’à la dernière !

Col EMG Stefan Holenstein, président SSO. ASMZ-édition 09-2020.

Avec sa conférence de presse du 11 août 2020 à Berne, le comité national « OUI à la sécurité aérienne » a lancé la phase décisive de la campagne. Un peu moins de trente jours nous séparent désormais du dimanche 27 septembre ; quatre semaines au cours desquelles la SSO se battra jusqu’à la dernière, pour chaque voix ! Le maintien d’une force aérienne crédible le vaut bien.

Continuer la lecture

Lettre d’information SSO I/20

Contenu
1.  Priorité 2020 de la SSO : OUI à l’acquisition de nouveaux avions de combat !
2.  Air2030 : trois messages-clés simples, prenants et émotionnels
3.  Assemblée des délégués de la SSO du 5 septembre 2020 à Burgdorf BE
4.  Accroissement de la pénurie d’effectifs pour l’armée
5.  Candidatures à la succession de l’actuel président de la SSO
6.  Dates à inscrire à l’agenda et remerciements

Continuer la lecture

Sur la bonne voie grâce à une campagne bien pensée et percutante

Col EMG Stefan Holenstein, président SSO. ASMZ-édition 08-2020.

Soixante jours nous séparent encore de la votation du 27 septembre 2020. La Société suisse des officiers (SSO), ses 24 sections cantonales d’officiers et ses 16 sociétés d’armes, s’engagent résolument pour l’acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que pour la protection de la population et la sécurité de notre pays. On peut l’affirmer : nous sommes sur la bonne voie !

Continuer la lecture