La SSO élit nouveau président

Stefan-HolensteinA l’occasion de leur assemblée, qui s’est tenue à Coire, les délégués de la Société Suisse des Officiers (SSO) ont élu Colonel EMG Stefan Holenstein en tant que nouveau président de la SSO.
Pour le surplus ils rejettent à l’unanimité le rapport de politique de sécurité 2016 et prennent position au programme de stabilisation de la Confédération. En outre la SSO exige que l’armée dispose de CHF 5 mia. par an dès 2018 pour mener à bien la réforme DEVA. 

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A l’occasion de leur assemblée des délégués, les officiers de la SSO ont élu Colonel EMG Stefan Holenstein en tant que nouveau président. Holenstein se réjouit de relever ce nouveau défi: “Je suis très fière et c’est un grand privilège que je puisse diriger l’organisation de militaire la plus grande et la plus importante de la Suisse pour les trois prochaines années”. Colonel EMG Stefan Holenstein (54) est avocat avec un Executive MBA de l’Université de Zurich en administration des affaires. Il est officier de milice et est actuellement directeur de l’Automobile Club de Suisse (ACS).
L’Assemblée a rendu hommage avec une standing ovation au brigadier Denis Froidevaux qui a conduit avec brio et de manière éclatante la SSO durant son mandat de président de quatre ans.

Refuse du Rapport de sécurité 2016
L’Assemblée des délégués de la SSO refuse le rapport sur la politique de sécurité 2016 dans sa forme actuelle. Si les travaux se basant sur la base du Rapport sur la politique de sécurité 2010 est globalement positive, il y a de graves lacunes dans ce rapport. En effet, si l’énoncé de la situation et les déductions à en tirer sont décrites de manière correcte, il manque les conséquences en terme de politique de sécurité. De plus l’absence d’une réelle stratégie rend impossible, en l’état, l’acceptation de ce rapport. La SSO a le sentiment que de nombreuses conséquences sont passées sous silence au nom du «politiquement correct» et que les non dits grèvent la qualité du document. Il est indispensable de corriger ces lacunes pour dégager une stratégie à 5 ou 10 ans.

Programme de stabilisation 2017-2019 inacceptable
La SSO constate que l’armée est relativement impactée par le programme de stabilisation, qui est en réalité n’est rien d’autre qu’un programme d’économies. Elle demande malgré tout à ce que celle-ci soit complètement exclue de ce programme. «Réaliser des efforts d’économies au démarrage du déploiement de DEVA est en effet chose impossible», a dit le brigadier Denis Froidevaux. Durant deux décennies, l’armée a déjà largement contribué au efforts économiques de la Confédération en réduisant ses coûts de quelque 30% et en réalisant des économies à hauteur de plusieurs milliards de francs; ainsi le «dividende de la paix» est payé depuis longtemps. Le DEVA implique plusieurs optimisations qui nécessitent des moyens financiers importants. Les mauvaises expériences de la mise en œuvre au rabais de l’A XXI restent ancrées dans les mémoires (quasi effondrement de la logistique, seule une petite partie de l’armée peut être équipée, retard dans les acquisitions d’armement en raison d’un manque de personnel, et par là: soldes de crédit, etc.). Cela ne doit plus arriver. Avec un financement total de CHF 18,8 milliards, le besoin financier minimum de CHF 5 milliards par an ne sera une nouvelle fois pas couvert entièrement, ou le sera trop tardivement (avec plus d’une législature de retard), ou ne le sera peut être même jamais. Le br Froidevaux rappelle que 5 milliards est déjà un compromis sachant que le coût réel du DEVA se situe annuellement à CHF 5,4 milliards.

Obligation de servir
La SSO est très inquiète de l’évolution de la manière dont l’obligation de servir est appliquée par le Conseil fédéral et ceci en dépit du fait que le peuple a, en 2013, réaffirmé à plus de 73% son attachement à ce modèle de servir. Si globalement le taux d’aptitude reste stable depuis plusieurs années, il est inacceptable de voir que le service civil est devenu une véritable alternative au service militaire. La SSO dénonce l’insidieuse introduction d’une forme de libre choix entre service militaire est service civil. Le peuple a confirmé a réitérées reprise que le service civil devait constituer un service de remplacement pour ceux qui ne peuvent concilier le service militaire avec leur conscience. Or le service civil est devenu un véritable acquis social mettant en péril l’alimentation des effectifs de l’armée. Si rien n’et fait pour appliquer l’article 1 de la loi sur le service civil avec la rigueur juridique nécessaire, il manquera chaque année quelque 1000 hommes dans l’alimentation de l’armée, soit l’équivalent de 1,5 bataillon. Il s’agit là d’une véritable question de sécurité.

Nouveau comité confirmé
Ont été nouvellement élus au Comité de la SSO: Colonel EMG André Kotoun (Société bernoise des officiers), Colonel Peter Balzer (Société argovienne des officiers), Colonel Jean-François Bertholet (Société Jurassienne des Officiers), Colonel Yvan Demierre (Société fribourgeoise des Officiers), Lieutnant colonel EMG Yannick Buttet (Société des Officiers du Valais Romand) et Major Patrick Mayer (Société Militaire de Genève).

Pour questions:
Br Denis Froidevaux, président, +41 79 214 14 22
Colonel EMG Marcus B. Graf, vice-président, +41 79 670 86 16
Lieutnant colonel Stefano Giedemann, vice-président, +41 79 239 58 82
Maj Daniel Slongo, secrétaire général, +41 79 658 69 47

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