DEVA – le Parlement en course

medienmitteilung_schnittLa Société Suisse des Officiers (SSO) attendait du Parlement qu’il prenne en compte ses demandes de corrections afin que l’armée puisse être déployée dans tous les types d’opérations (défendre-protéger-aider). La commission de sécurité du conseil des états a décidé d’appliquer avec clairvoyance et pragmatisme les mesures de correction proposées par la SSO dans le DEVA. Ainsi elle a fait un premier pas significatif dans la direction d’une future armée moderne et crédible.

La SSO a dès le départ soutenu le projet Développement de l’Armée (DEVA), moyennant d’importantes adaptations à savoir :

  • Suppression du plafond des jours de service fixé à 5 millions ;
  • Cours de répétition à trois semaines ;
  • Création d’une troisième brigade mécanisée ;
  • Effectif cible 100’000 hommes, effectif réel de l’ordre de 140’000 hommes ;
  • L’infanterie doit conserver son rôle primaire dans la défense ;
  • Budget de CHF 5 mia par an – garanti jusqu’en 2020 au minimum, soit 20 mia sur 4 ans ;
  • Encouragement et soutien pour les cadres de milice, via des moyens financiers destinés à la formation civile.

Aujourd’hui le Président de la SSO, le Br Denis Froidevaux, constate «que si le Conseil fédéral n’avait pas jugé utile d’entendre ces suggestions de la SSO, la CPS du Conseil des Etats a quant à elle tenu compte des ces points faibles et a corrigé le projet dans ce sens».

Grâce à ces modifications clefs, la modernisation de l’armée peut poursuivre son processus politique. La SSO souligne que, compte tenu de l’évolution de la situation géopolitique et sécuritaire, la Suisse a plus que jamais besoin d’une politique de sécurité moderne, crédible et d’une armée de milice forte, gage de sécurité à long terme et source d’intégration sociale.

Elle attend de la part du parlement que ce dossier soit bouclé cette législature encore. La SSO continuera à s’engager afin que la modernisation de notre armée aboutisse et qu’elle soit ainsi à même de répondre aux défis sécuritaires actuels et futurs, sachant que la population et les autorités doivent pouvoir compter sur les prestations de son principal outil sécuritaire, qu’est son armée. La SSO juge nécessaire de souligner que l’on doit faire l’armée dont on a besoin et pas celle dont on a envie ce qui implique un abandon des dogmes politiques de tous bords qui parfois brouillent le débat.

Leave a Reply