Une question de la souveraineté

La prochaine votation populaire du 18 mai sur le référendum de la Loi relative au financement de l’acquisition des avions Gripen pendant 10 ans via le budget ordinaire de l’armée fait débat. L’émotion et les arguments à l’emporte-pièce remplissent régulièrement notre quotidien. Toutefois, il serait également bon de recadrer un tant soit peu l’importance de nos Forces aériennes dans le contexte actuel, n’en déplaiseaux fossoyeurs de notre institution Armée.
Contribution de Col Gérard Brodard, membre du Comité

L’espace aérien suisse est un véritable carrefour au cœur de l’Europe. Des milliers d’avions le sillonnent chaque jour. Comme pour le rail et la route, la traversée ou le survol de la Suisse sont très attractifs d’un point de vue économique. La place économique suisse profite en outre de son importante intégration dans les réseaux aériens mondiaux grâce aux aéroports de Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lugano. De ce fait, le contrôle et la maitrise de cet espace sont d’une importance primordiale pour notre pays. Et seules, les Forces aériennes de notre armée sont capables de garantir cette mission. En conséquence et en étant cohérent, il est impératif de leur donner toutes les conditions cadres favorables et les moyens nécessaires afin de garantir totalement l’accomplissement de leur mission dans notre espace aérien et par là même notre souveraineté.

Croire que la qualité de vie actuelle de la Suisse et la paix toute relative en Europe sont des droits acquis, sont de dangereuses illusions qui à terme pourraient nous valoir de fâcheuses surprises.

En cas de conflit en Europe, la situation centrale de l’espace aérien suisse lui confère un aspect capital, d’autant plus qu’il présente de nombreuses zones d’ombre radar portées par le relief alpin. Les Forces aériennes doivent donc exercer un contrôle efficace en disposant de moyens d’intervention adéquats. L’exiguïté de l’espace aérien affecte aussi la sauvegarde de la souveraineté dans la troisième dimension, car les opérations aériennes sont tout à fait imprévisibles. Elles peuvent survenir n’importe où et n’importe quand, avec des délais d’alerte de quelques minutes au plus.

L’existence du délicat échafaudage que constituent les moyens alloués à la défense de notre pays ainsi que les programmes de renouvellement sont en sursis et dépendront du résultat du scrutin du 18 mai. Un résultat négatif sera à nouveau un vote de défiance à l’égard de l’Armée suisse de la part du souverain et ferait perdre tout son sens aux réformes en cours. Surtout, il affaiblirait considérablement l’institution militaire; la victime serait ainsi offerte aux nouvelles initiatives que le GSsA et le parti socialiste ne se gêneront pas de lancer, afin de lui donner le coup de grâce, objectif clairement inscrit dans leur programme politique.

Dès lors la seule réponse honnête et cohérente est un OUI au Gripen et donc un OUI à notre institution et à notre souveraineté.

One thought on “Une question de la souveraineté

  1. Zala Boris Piazzo 7743 Brusio

    La perfidia che esiste in alcuni partiti politici svizzeri,fa ben capire che non gli interessa la propria gente ed è quello il nemico no1.Altri stati Europei non fanno questi teatri,é sott`inteso che abbiano l`aviazione.Poi stati in permanente conflitto come Israele portano il proprio esercito in palmo di mano.Qua invece tutto il contrario si cerca di demolire un` istituzione che ci ha salvato o protetto dai disastri passati.Sharon diceva”mai più disarmati” e con ragione.Per poi mantenere una democrazia stabile e forte, ci vogliono istituzioni forti!Dobbiamo tornare a far capire il valore dell`armata SVIZZERA! e non nasconderci per paura o il politically correct !
    Guardiamo in avanti e lottiamo per le nostre generazioni future ma insegnando ai nostri figli il sacrificio e il valore che hanno avuto i nostri avi.Auguri a tutti.

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